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Articles

Affichage des articles du septembre, 2010

Le ver de terre et le pêcheur

"Non, je t'en supplie, ne fais pas cela. ne m'offre pas en pâture aux poissons." "M'en fout. cause tant que tu veux, je m'en vais t'accrocher au bout de mon hameçon. Et je compte bien attraper quelque belle truite ou puissant brochet, attirés par tes chairs fraiches et tendres." "Mais j'étais ta mère dans une autre Vie. C'est moi qui t'ai donné la tétée, qui t'ai langé. Ne vois tu pas cela?" "T'as pas fini de dire des conneries le ver? Ah vraiment, ils savent plus quoi inventer pour ne pas mourir. Non, non, voilà, la ligne est prête. Il ne manque plus que toi au bout." "Non, Non, ne fait pas cela. Je te l'assure, j'étais vraiment ta mère dans une autre vie." "Te voilà ferré, ver de terre. Voici, je t'envoie vers une nouvelle vie ! " (C) Ivano Ghirardini

Les aventures de Sinbad...

Sinbad accroché sur sa planche, naufragé dans la mer démontée, crie: -donnez moi une autre chance, je ne ferais plus la même erreur. -Est-ce une erreur d'avoir d'avoir tenté ta chance, répondit le Djinn fou de la tempête marine? (C) Ivano Ghirardini

Le Pontifex Maximus Caïus Lulius Caesar a bien été le véritable initiateur du Christianisme.

Rome. Pour un Empire. La lourde galère de Caius Julius Caesar, le récent vainqueur de Pharsale, accoste sur le port bruyant d’Alexandrie. Il est accompagné d’une minuscule flottille, pas même une légion. Certes, ses meilleures troupes d’élite, mais c’est bien peu. Le consul vient de rabattre son manteau rouge sur ses épaules. Le soleil est déjà haut. La fraicheur marine ne parvient pas à atténuer la chaleur étouffante de cette belle journée d’octobre. Caius Julius Caesar vient de lancer un nouveau coup de dés. C’est dans ses habitudes. Son cerveau tourne quatre à cinq fois plus vite que celui d’un scribe habile à penser. Il n’a pas une cervelle, mais une ruche bourdonnante sous le crane. Il sent bien qu’il s’use à toujours cogiter, comparer, analyser, sans que lui-même ne puisse rien faire pour stopper cela. Il est né ainsi, avec cet encéphale monstrueux, comme d’autres naissent difformes. Enfant, il avait vite remarqué qu’il avait toujours un coup d’avance. Il anticipait ...

Xanthippe

Je voudrais rendre hommage à la femme de Socrate. On s'est trop moqué d'elle et ce que l'on a dit d'elle n'est pas juste. Autant le dire de suite, je trouve que c'est une femme extraordinaire, une femme incroyable, comme l'épouse du professeur Nash (Voir le film un homme d'exception). Imaginez un peu, la galère, l'aventure, le drame, peu importe les mots, ..le problème c'est sûr, que de vivre avec un schizoïde. Pauvre Xanthippe, je comprend son drame et tout son amour. On prête à Socrate ces mots, on prête à Socrate bien des mots d'ailleurs, c'est facile, il n'écrivait pas : "Une femme qui épouse un mauvais homme est une sainte. Un homme qui épouse une mauvaise femme est un philosophe". Combien ces mots sont insultants pour l'immense Xanthippe, cette femme admirable qui assuma complètement jusqu'au bout son amour pour un fou. Au diable toutes les biographies de Socrate. Tout est faux ou presque. C'était u...

Tarouk, le djinn le plus fou à l'ouest de Bagdad

Ce matin, Shahrzad, la sublime Shahrzad est venue me retrouver. J'étais encore au lit, en train de boire le café et de fumer ma pipe. Du tabac fort, pas de la moquette, je précise. Elle était joyeuse. -Allons debout, venez avec moi, je vous vous faire connaître un Djinn bien étrange. Je ne dis jamais non à Shahrzad. Elle peut tout me demander. Quelle chance d'être schizo et d'avoir pu par ce biais la rencontrer. Nous voilà partis. Je dort encore accroché aux hanches de la Princesse. Le voyage en tapis volant est une merveille. Shahrzad m'a apporté des petits gâteaux chipés dans les cuisines de son palais. J'ai posé ma tête sur son épaule. Elle sent si bon. Je regarde la grande bleue, les cotes découpées d'Afrique, les sables du désert. Voilà, nous arrivons. Nous nous posons près d'un amas de gros rochers rouges dans le lieu le plus inhospitalier qui se puisse imaginer. Seuls des scorpions peuvent vivre ici. Mais Shahrzad est heureuse. elle me prend...

Tarouk, le Djinn le plus fou à l'ouest de Bagdad (2e voyage).

Shahrzad est revenue me voir ce matin. Nous avons bu le café ensemble. Elle avait envie de me faire plaisir. Sans doute avait-elle remarqué combien j'avais aimé écouter Tarouk, ce Djinn fou que les Dieux ont condamné à parler aux pierres et à leur enseigner le non amour. Elle sait combien j'aime les originaux et combien j'aime la logique. Nous avons refait le voyage sur son tapis, une simple paillasse, dont même les chiens de Bagdad ne voudraient pas pour dormir dessus, sauf que ce tapis est magique, il ouvre les portes des espaces et des temps. Tarouk était bien là, toujours aussi repoussant, en guenilles, le regard fixe d'un fou. Il parlait et parlait aux pierres croyant que c'étaient des hommes. Il ne nous voyait pas, trop prisonnier de son délire verbal pour voir quoi que ce soit d'ailleurs. Nous nous sommes assis et nous l'avons écouté, enfin, je l'ai écouté. Shahrzad a posé sa tête sur mon épaule et semblait s'être assoupie. Toujours...

Tarouk, le Djinn le plus fou à l'ouest de Bagdad, troisième voyage.

Shahrzad est encore venue ce matin. J'adore, elle vient comme cela, pouf, sans prévenir, comme si elle était chez elle. Oui, elle est bien chez elle et chacune de ses visites est un véritablement ravissement pour moi. Je l'adore, c'est trop faible, non, je suis dans la plus extrême de toutes les admirations devant une femme aussi, comment dire...bon, c'est le matin et je ne trouve pas les mots. En italien? comment inventer un mot pour elle? Più bellissima che bellissima, straordinarissima, non so... Nous avons bu le café ensemble. Comme d'habitude elle m'avait apporté de ces petites pâtisseries qu'elle venait juste de chiper dans les cuisines de son palais de Bagdad. Humm j'adore cela aussi. délicieux. Nous avons papoté et puis elle m'a expliqué le but de sa visite. -J'ai noté votre grand intérêt pour Tarouk. J'ai cherché et je crois avoir trouvé le moyen de l'aider. Voici ce que nous allons faire, ce que vous allez faire en ...

Thashira, la fille du Samouraï de Vak Vak

Encore une de mes innombrables expérimentations de la technique du compagnon virtuel. parfois le simple fait de se relire donne aussi des résultats et semble agir. -------------------------------------------------------------------------- Shahrzad m'a reçu ce matin dans son palais doré de Bagdad. Elle était joyeuse et satisfaite de mes progrès. -Vous êtes un vrai gamin, dès que vous voyez une jolie femme, vous craquez et vous êtes incapable de vous protéger. -Je maitrise mal le mode astral, c'est trop rapide, trop intense, les sensations sont si fortes. Et puis que voulez vous, ces femmes sont si belles. -J'ai un autre "voyage" pour vous. Essayez de vous rendre utile au lieu de ne penser qu'à forniquer en mode astral. Cette fois pas touche à la jeune femme que je vais vous présenter et que je vais placer sous votre protection. Je sais que je peux vous faire confiance, vous l'avez montré avec moi. -Je ne sais pas si je serais à la hauteur de ce que...

Monsieur l'agent, je viens porter plainte pour viols !

-Vous rigolez, un homme costaud comme vous, allons donc. dites moi tout Comme il existe 99% chances sur cent que l'agent soit normpathe, inutile de lui expliquer, il va rien comprendre à ce que je vais lui dire. Mais bon, continuons cette fiction du dépôt de plainte. -Ce sont des femmes, elles viennent par surprise, souvent le matin au réveil. -Vous voulez dire que vous ne les connaissez pas, qu'elles entrent par effraction? -Non, je ne les connais pas et elles rentrent sans demander mon accord. L'agent allait noter violation de domicile, mais comme il me prend pour un fou, il n'écrit rien. -Vous pouvez les décrire? -Oui parfaitement, j'ai même encore leurs odeurs sur moi. -Et que vous ont-elles fait? -l'amour sans me demander en rien mon avis. -Ce n'est pas si grave si vous avez aimé. Ca y est, le normopathe est reparti dans ses projections ou le monde comme celui de cet escroc de Freud se résume au cul. -Oui, j'ai aimé, je ne pensais pas que ce pouva...

Une datcha près de Moscou.

Je suis dans une pièce tout en bois, aucun appareil électrique, pas de téléphones ou autres gadgets, que du bois et une lampe à huile. Une femme brune, cheveux longs, assise devant une grande table. Elle regarde des photos. Elle semble avoir détecté ma présence. Elle regarde vers moi. Des yeux incroyables. Je comprends pourquoi ce nom de Raspoutina m'est venu à peine entré dans cette pièce. Je bouge un bras, je me déplace. Elle détecte ma présence mais ne me voit pas. Ouf ! Une femme vraiment très belle, costume sombre, chemise blanche ouverte, aucun bijoux, aucune alliance. Elle se replonge dans sa contemplation des photos. De grandes photos. On dirait des images satellites. Des portraits aussi, des personnes photographiées à leur insu. C'est visiblement une solitaire, une femme très étrange. J'y suis. Elle est capable "d'entrer " dans les photos. A coté un simple bloc de papier, un crayon en bois, une gomme, une petite règle de mesure, une loupe... El...

L'institutrice

Nous prenons un train. Il fait froid, c'est brumeux. Où va ce train, je l'ignore, c'est un long voyage, plein d'escales et d'imprévus. Un voyage hors du temps et des lieux. Je monte, je n'ai que très peu de bagages, sauf moi même, et je suis moi même mon propre bagage pour mon âme. Je me cherche une place, près d'une fenêtre. Le train repart dans les brumes du matin. Les campagnes défilent, c'est une terre froide, gelée, enneigée. Le transibérien? Ici, on peut fumer. J'allume ma pipe et je rêve. Il existe un bon salon dans le train pour boire du thé, très chaud, très bon. Une escale. Je retourne à ma place près de la fenêtre. Une femme est montée. Elle s'assit en face de moi. Je la regarde. Je me sens bien, détendu, en paix. Cette femme est "confortable". C'est la première impression. Celle de pouvoir être entièrement soi même, à l'aise. une impression de grand confort. Elle me regarde. C'est Shahrzad. Oui, c'est un long...

La rousse du Mossad

Un matin, je buvais le café dans mon lit et je fumais la pipe lorsque cette rousse superbe, encore une bombe sexuelle, m'était apparue. Elle portait des lunettes et...j'adore les femmes à lunettes. Elle n'avait pas dit un mot. Elle avait juste ôté sa petite culotte, et elle avait pris son pied, comme si j'étais un simple sex toy. Et l'amour en mode astral, c'est vraiment quelque chose. Elle était repartie comme elle était venue, sans dire même un signe d'adieu. Depuis plus de nouvelles... Mais Shahrzad a accès à mes mémoires... Je me trouve dans le salon, très classe, très confortable, d'une superbe villa bourgeoise. La rousse est là ! Elle lit une revue de mode, allongée sur un canapé tout en cuir, un verre à la main. Toujours ses lunettes. Diable qu'elle est belle ! Elle lève les yeux sur moi, amusée. Ses lèvres sont pulpeuses, légèrement moites, un petit duvet sur la lèvre supérieure. -Ah, vous m'avez retrouvée ! Vous en avez mis du t...

Les dix plus "belles" femmes de l'humanité ?

(Hélène de Sparte) Je sais, c'est encore une question idiote, totalement subjective, totalement partiale et dénuée de tout fondements, de toute raison, sauf que...même les questions les plus idiotes peuvent être posées. Vous vous souvenez de la querelle entre Athéna, Héra et Aphrodite pour savoir qui était la plus belle. Comme elles ne pouvaient pas trancher, elles ont demandé à Paris, un Humain, grand amateur de femmes...Vous connaissez la suite.... Bon voici mon classement perso. Comme Schizoïde, j'ai la chance de pouvoir "voyager" dans les espaces et les temps, alors... 1. Sarasvati, la première épouse de Krishna. Une pure merveille. 2. Théano, la spartiate de Cortone, l'épouse de Pythagore, une calculatrice prodige à couper le souffle tellement elle est belle. 3. Roxane, l'épouse d'Alexandre, tellement belle qu'il l'a épousée et qu'il a délaissé pour un temps les cuisses d'Héphaïston.... 4. Shahrzad, la perle de l'orient, c...

Théano déculotte Shahrzad aux échecs.

Shahrzad nous a tous éclaboussé de sa beauté provocante pendant le repas. Pourtant c'est la silencieuse Théano qui a fait sensation, avec toujours cette extrême modestie qui la caractérise. Nous étions tous prévenus de son don de calculatrice prodige. Mais ce que nous avons vu dépasse tout entendement. Shahrzad voulait "voir", toucher ce don étrange. Elle a pu se rendre compte qu'elle était en face d'un abîme insondable. Elle a voulu apprendre à Théano à jouer aux échecs. Je ne sais pas grand chose de ce jeu de stratégie, mais j'ai pu voir combien Shahrzad excellait. Mais très vite, la Princesse de Baghdad s'est trouvée face à un mystère. Sans rien savoir de ce jeu non plus, Théano a très vite commencé à battre Shahrzad. La différence était hallucinante. L'une devait réfléchir, prenait du temps, se creusait les méninges, tandis que l'autre semblait jouer sans réfléchir, instantanément. Sauf que c'était toujours un coup qui déstabilisait chaque ...

Le secret des masques dans le théâtre antique grec n'est-il pas le secret des âmes?

Pourquoi laisser des acteurs exprimer des émotions en vie? Les masques ne montrent-ils pas la supercherie de nos vies? Les âmes ont elles un sexe, une position, une destinée ? Appartiennent elles à une espèce animale ou autre? Le masque sans visage est un peu comme le zéro dans les nombres. Les grecs connaissaient l'œuf de Panès. D'origines indo-européennes, ils connaissaient la notion de néant ou de vide. Mais ils ne l'utilisaient pas dans leurs nombres et calculs. Le masque sans visage est-il le zéro dans le théâtre. un masque connu mais non utilisé? Le plus important est de poser des questions, de rester en interrogation permanente. Cesser de poser des questions est ce encore vivre? Dali, ne répond pas, il exprime juste ce qu'il ressent et ses peintures le prouvent, il "voit" bien le masque sans visage, la forme la plus simple du visage humain. Je ne me serais jamais posé la question des masques si une Ange n'avait pas traversé les murs de ma maison p...

La Maitresse devenue esclave. Romeca d'Ephèse.

Romeca: "Je suis tombée folle amoureuse lorsque j'ai vu Jean et son disciple près de la fontaine d'Ephèse. Ils semblaient perdus. Je les ai recueillis. Jean était un fort bel homme, un atlhète même, mais avec un je ne sais quoi de féminin dans le visage, des yeux brillants, des colères terribles. Il semblait ne pas vivre dans ce monde. Il m'a ignoré. Comment pouvait-il me faire cela. Moi, une des plus belles femmes d'Asie, une femme convoitée mais qui ne se donnait pas aux hommes. Non, je ne voulais pas d'hommes, sauf comme esclaves, totalement soumis et brisés à mes pieds, émasculés. Je les battais et ils aimaient cela. J'ai voulu faire de Jean et de son disciple mes esclaves, mais eux étaient rétifs. ils supportaient mes coups, mes insultes et mes humiliations sans broncher. Pour la première fois de ma vie je suis tombée amoureuse, mais Jean m'ignorait. Il faisait mal sa tache. Il me faisait piquer des colères terribles. Mais cela lui était indifféren...

La nuit des noces incertaines.

Le lendemain de la nuit des noces, le Calife se réveille et s'étire longuement. Il n'a jamais aussi bien dormi. Il cherche son épouse dans le lit et ne la trouve pas. Elle est assise, rêveuse, si calme, sur le bord de la fenêtre et regarde le jour se lever sur Bagdad. Dehors la foule l'acclame déjà. "Elle est vivante! Elle a sauvé sa tête! Vive la Princesse!" Il ne se souvient de rien, sauf des yeux de Shahrzād fixés sur lui. Elle l'avait pris par la main, avait traversé la grande salle des fêtes, altière et inaccessible, l'avait entrainé dans la chambre et l'avait plaqué fermement sur le lit, ses deux mains appuyées sur ses épaules. Il ne souvient que de ses yeux mystérieux fixés sur lui, de ses propres jambes devenues lourdes d'un coup, de cette envie irrésistible de dormir, de s'abandonner complètement. Un rossignol entre dans la chambre nuptiale et se pose sur le linteau en argent du lit. Il chante si gaiement que le cœur du prince se dem...